Le programme de ce concert est né du desir des musiciens de jouer, progressivement, tous les quatuors parisiens de Georg Telemann. Il s'agît des deux reccueils de 6 quatuors chacun, les uns dans un style plus « archaïque », les autres plus rapprochés de la suite française. « A l'aube du quatuor » est le troisième programme de La Travesia autour de ce répertoire. Les quatuors dits « parisiens », ont été composés à l'occasion du voyage de Telemann à Paris entre 1737 et 1738 et joués pour la première fois dans le cadre du « Concert Spirituel » - saison culturelle créée par Anne Danican Philidor - au château des Tuileries. Le programme se poursuit avec de la musique française de chambre, toujours au salon du XVIIIe siècle, avec une des sonates en quatuor de Louis-Gabriel Guillemain, violoniste de la Chapelle et de la Chambre du roi Louis XV, elles sont un des derniers exemple du genre dans le répertoire de l'époque avant la naissance du plus « sérieux » quatuor à cordes à l'âge « classique ». Issus du style galant et sûrement influencée par les quatuors de Telemann de 1730, eur sous-titre de « conversations galantes et amusantes » les caractérisent à merveille. Pour ce concert, l'ensemble La Travesia vous propose des quatuors avec une formation choisie par Telemann et courante en France : un instrument de dessus (flûte traversière) un violon pour la seconde partie, une viole de gambe et une basse continue (clavecin).
La Vénitienne est un quatuor français spécialisé dans les répertoires anciens interprétés sur instruments d’époque. Son originalité réside en premier lieu dans son association de timbres rares, inspirée des Quadri de Telemann écrits pour traverso, deux violes de gambe et clavecin. Sur la base de cette instrumentation tout en finesse, les membres du quatuor prennent plaisir à jouer avec les possibilités et les textures sonores grâce à leurs profils diversifiés — en explorant la famille des violes, en y associant un violoncelle, et même en convoquant des couleurs inattendues comme celle de la mandoline baroque. Ce programme, « Le diable à quatre », évoque avec enthousiasme l’apparent désordre de cette liberté protéiforme. Mais qu’on ne s’y trompe pas : cette approche enlevée est avant tout l’occasion d’une proposition généreuse adressée au public, de passer d’un équilibre à l’autre au gré des oeuvres baroques du programme.
Le programme de ce concert est né du désir des musiciens de jouer les quatuors parisiens de Goerg Telemann. Il s'agît des deux recueils de 6 quatuors chacun, les uns dans un style plus « archaïque », les autres plus rapprochés de la suite française. Les quatuors dits « parisiens », ont été composés à l'occasion de son voyage à Paris entre 1737 et 1738 et joués pour la première fois dans le cadre du « Concert Spirituel » - saison culturelle créée par Anne Danican Philidor - au château des Tuileries.
Telemann était le grand maître européen des « goûts réunis», dont les compositions mêlent styles français et italien. Les Ouvertures (suites) en sont de beaux exemples, avec leurs sous-titres tels Lentement, Vite et Réjouissance, adaptés à la mode française mais qui portent également des indications de caractères italiens tels que Vivace, Allegro et Presto.
Musicien d’église et musicien de théâtre, théoricien, fondateur du premier journal musical et du premier concert public allemand, Georg Philipp Telemann (1681-1767) composa avec une extraordinaire fécondité et toucha à tous les genres. Elsa LADISLAS-SCHWEIGER, violon, Sarah LEDOUX, violoncelle baroque et Elisabeth GÉLIS, clavecin, proposent une immersion dans l’œuvre de musique de chambre du compositeur allemand autour des années 1730.
par l’ensemble LA TRAVESIA : Claudia Reggio, traverso Bruno Soucaille, clavecin et orgue Georg Philipp Telemann, contemporain […]