Le tournant du 17ème siècle constitue l’aboutissement d’une période très fébrile de recherches musicales et de nouvelles expérimentations sonores, qui ont permis l’invention de la basse continue et du théorbe. Ces nouvelles recherches, qui concernaient au départ avant tout la musique vocale (avec le stile rappresentativo) - ont contribué très tôt au développement de la musique soliste instrumentale, avec l’apparition du stile moderno. À cette époque, Rome était devenue un centre très important de production musicale où les poètes, scientifiques, artistes et musiciens aspiraient à travailler pour l’une des riches et puissantes familles de mécènes comme l’étaient les Bentivoglio, Aldobrandini et les Barberini. Le violon, instrument capable d’imiter la voix et de véhiculer les affects de l’âme, séduisit les virtuoses et remplaça rapidement la viole de gambe. De son côté, le théorbe, avec tout un éventail de nouvelles techniques et d'effets sonores, devint l’instrument préféré des luthistes professionnels. Avec ce programme, les artistes proposent de parcourir un siècle de musique instrumentale à Rome à travers les techniques et les possibilités expressives du violon et du théorbe, afin d’explorer le potentiel dramatique de la musique baroque.
Aux côtés de Johann Sebastian Bach (1685-1750), qui n'est plus à présenter, Johan Helmich Roman (1694-1750), aujourd'hui méconnu du grand public, violoniste, hautboïste et maître de chapelle de la cour de Suède, est considéré comme le « père de la musique suédoise ». Roman et Bach se sont tous deux dédiés au genre du répertoire pour violon seul, un répertoire qui exige du compositeur de l'ingéniosité afin d'exploiter les possibilités techniques du violon ou de donner l'illusion d'une polyphonie. Les sonates et partitas de Bach sont considérés comme un chef d'œuvre de la composition et un Everest pour les violonistes en raison de leur complexité, tandis que les Assaggi et Övningar de Roman, un répertoire très original, est encore à faire redécouvrir au public d'aujourd'hui. Le langage pour violon seul de Roman, comparé à celui, monumental et intense, de Bach, est plein de légèreté et de fantaisie. Sue-Ying Koang, violoniste, a enregistré en première mondiale, une partie des œuvres de Roman dans un album intitulé « J. H. Roman: A Violino Solo » (Indésens Calliope 2024) qui a reçu nombreuses distinctions dont un Diapason d'or.
Articles récents
Archives
- décembre 2025
- novembre 2025
- septembre 2025
- juin 2025
- mai 2025
- avril 2025
- mars 2025
- février 2025
- décembre 2024
- novembre 2024
- octobre 2024
- septembre 2024
- août 2024
- mai 2024
- mars 2024
- février 2024
- janvier 2024
- novembre 2023
- octobre 2023
- septembre 2023
- mai 2023
- février 2023
- janvier 2023
- novembre 2022
- octobre 2022
- septembre 2022
- août 2022
- mai 2022
- février 2022
- janvier 2022
- décembre 2021
- novembre 2021
- octobre 2021
- septembre 2021
- juillet 2021
- juin 2021
- mai 2021
- avril 2021
- mars 2021
- février 2021
- janvier 2021
- décembre 2020
- novembre 2020
- septembre 2020
Commentaires récents