Dans le silence suspendu, deux violons se répondent… Comme un murmure ancien qui se propage de pierre en pierre, le son naît, se reflète, se transforme. Est-ce l’écho qui revient… ou son double, insaisissable miroir ? L'ensemble CALISTO vous invite à vous laisser emporter par un concert où deux archets dialoguent sans cesse, entre poursuite et illusion. Un jeu de reflets sonores, où chaque phrase semble appeler son ombre, où chaque note trouve sa résonance ailleurs.Au fil de ce voyage baroque, les œuvres de Vivaldi, Telemann, Corette et Leclair tissent une toile vibrante, pleine d’élans, de contrastes et de délicatesse. Deux violons seuls sur scène — et pourtant tout un monde qui s’ouvre, riche, mouvant, fascinant. Une expérience intime et envoûtante, où l’oreille se perd volontiers entre ce qui est joué… et ce qui semble revenir.
Agnès Lindecker et Brigitte Grenet vous présentent leur nouveau programme : un voyage dans le temps, de l’époque baroque au XIXème siècle. Les sonorités de ces deux violoncelles : l’un baroque et l’autre moderne, se marient toujours à merveille au fil des œuvres dans un dialogue riche et varié qui laisse place à l’expression de chacune. Le programme Echappées belles à deux violoncelles est la poursuite d’un voyage à travers le temps et l’espace initié par les deux duettistes au violoncelle. Depuis leurs débuts il y a sept ans, leur intérêt et leur curiosité pour ce répertoire  à deux violoncelle n’ont fait que grandir et c’est toujours un plaisir pour elles de faire découvrir de nouvelles oeuvres visitées dans leurs explorations musicales. Après une partie baroque composée d'œuvres de Gibbons, Telemann et et Bach, nos duettistes nous proposerons une visite en France au XVIIIe siècle avec Michel Corette et une exploration dans l'école allemande du violoncelle au XIXe siècle avec Kummer, Lee et Offenbach. 
En 1702, au départ de Halle, ville natale de Georg Friedrich Händel (1685-1759), les conditions de voyage sont très éprouvantes : il faut plusieurs semaines pour parcourir quelques centaines de kilomètres, et les traversées par bateau sont dangereuses. Pourtant, le compositeur allemand fut un infatigable voyageur : Hambourg, Hanovre, Florence, Rome, Venise, Naples, Londres, Dublin...Lors de ce concert, nous suivrons les grandes étapes de son périple à travers ses rencontres et son œuvre, magnifique synthèse de tous les courants artistiques de l’Europe du XVIIIe siècle. Nous vous invitons à accompagner son parcours à travers ses Deutsche Arien, les cantates profanes Mi palpita il cor et No se enmendara jamas, l'aria Sweet Byrd, et deux sonates pour viole de gambe et pour flûte.
Ce programme explore certaines des plus anciennes sources conservées pour le luth, la harpe et l’orgue, à la charnière du XVIᵉ siècle. Fait intéressant, ces trois instruments partagent un même type de notation : la tablature (tabula) – une manière pratique d’écrire la musique pour un instrument spécifique à l’aide de lignes, de chiffres et de lettres indiquant les hauteurs.
Le prochain concert de la saison de musique ancienne s’adresse aussi aux plus jeunes, avec un spectacle total qui marie le visuel et le sonore. Inspiré par le conte mondialement connu « La Belle au Bois Dormant », ce spectacle raconte cette histoire émouvante pour petits et grands à travers une pantomime mettant en scène nos marionnettes et un décor féérique. La musique live sert de bande originale et accompagne les personnages principaux tout au long de la pièce, tantôt doucement, tantôt fort, tantôt tristement, tantôt joyeusement.  Il s’agit d'une pièce de théâtre musical qui, sans paroles, ne s'adresse aux spectateurs que par les sons. Les instruments de musique anciens fascinent par leur beauté et leurs mélodies envoûtantes. Désireux de faire goûter les beautés de la musique anciennes aux nouvelles générations, le duo bâlois « L’air du temps » a imaginé un spectacle de marionnettes autour du conte de La Belle au bois dormant.
La 12e saison de musique ancienne s’ouvrira à l’église Sainte-Marie de Mulhouse le week-end des 6 et 7 […]
L'ensemble La Travesia vous propose un programme de cantates profanes dans le goût italien. Au XVIIIe siècle, certains princes de cours des petits États constituant l’Allemagne, n’hésitaient pas à envoyer leurs compositeurs attitrés en Italie pour qu’ils y étudient et diffusent à leur retour le gusto italiano à la mode. Johann Adolf Hasse, devint ainsi un des promoteurs de l’operia seria, et fit de très nombreux voyages. Il était considéré comme « un allemand avec les passions musicales d'un italien ». La cantate Quel vago seno o Fille en est un exemple frappant.
Composées vers 1720, alors que Jean-Sébastien Bach est maître de chapelle à la cour du prince Léopold d’Anhalt-Köthen, les Sei Solo a Violino senza Basso accompagnato (BWV1001-1006) sont une révolution dans l’écriture pour violon seul. Leur emploi virtuose de la polyphonie, des doubles cordes et des arpèges brisés, ainsi que leur bouleversante/transcendante intériorité, en font un sommet du répertoire violonistique.
Le programme de ce concert est né du désir des musiciens de jouer les quatuors parisiens de Goerg Telemann. Il s'agît des deux recueils de 6 quatuors chacun, les uns dans un style plus « archaïque », les autres plus rapprochés de la suite française. Les quatuors dits « parisiens », ont été composés à l'occasion de son voyage à Paris entre 1737 et 1738 et joués pour la première fois dans le cadre du « Concert Spirituel » - saison culturelle créée par Anne Danican Philidor - au château des Tuileries.
Dans le prolongement de la Renaissance, l’ère baroque, scolairement datée de 1580 à 1750, a été caractérisée par des évolutions majeures dans tous les arts et notamment dans la musique. Elle a notamment vu émerger de nouvelles formes musicales dont le concerto, conçu comme un dialogue entre un ou des solistes et un orchestre. Au XVII siècle, la forme du concerto grosso (plusieurs solistes) domine. Toutefois, sous l’influence d’Antonio Vivaldi (1678 - 1741), le concerto soliste se développe et se formalise dans une structure en trois mouvements (vif-lent-vif). Vivaldi devient un des plus grands Maîtres du concerto soliste grâce une écriture brillante et expressive.