Rachelle HEYMANS et Gwenaelle ALIBERT nosu invietnt à découvrir de près à un grand inconnu des publics d’aujourd’hui, créatif, touchant, inventif, probablement plein d’humour, curieux et attentif aux courants de son temps, œuvrant au renouveau d’un style, apprenant de ses proches mais s’en distinguant encore et encore. Johann Sigismund Weiss, membre d’une dynastie de luthistes et frère du réputé Silvius Leopold, dont le savoir-faire rayonna dans toute l’Europe, nous raconte une histoire plus commune, un récit de vie modeste, qui cependant contribua à faire évoluer les genres musicaux de son temps, mettant en valeur la force du collectif combinée à l’inventivité d’un seul individu. Ses œuvres détonnent dans le paysage des sonates de son époque et nous parlent de lui, dont la vie a été relativement peu documentée : ses mouvements entraînants, syncopés, concis et intenses, ses mélodies surprenantes et virtuoses aux tournures audacieuses, sa compréhension complète des possibilités des instruments, et surtout sa capacité à émouvoir les auditeurs contemporains. L’Art d’émouvoir présente ses sonates pour flûtes et pour hautbois, pour la première fois juxtaposées dans un même programme et toutes contenues dans le Manuscrit B-Bc 15-115, conservé à la Bibliothèque du Conservatoire royal de Bruxelles. Les timbres variés des différentes flûtes à bec, la virtuosité du clavecin et la chaleur du hautbois contribueront à mettre en valeur le savoir-faire de J.S. Weiss.